Repose en paix mon grand.

Ma personne sera en deuil pour un bon bout de temps.

# Posted on Thursday, 17 December 2009 at 9:49 AM

Jeûne du Ramadan, l'hypocrisie couronnée

Jeûne du Ramadan, l’hypocrisie couronnée
Avez-vous déjà pratiqué un jeûne ? Un jeûne ayant de réelles vertus thérapeutiques, dépuratives, voire, selon vos croyances, spirituelles ? Si oui, vous savez déjà que le Ramadan n'est pas un jeûne. C'est même exactement l'inverse...

Quelle que soit la façon de considérer la question, qu'elle soit spirituelle, médicale ou physiologique, le Ramadan auquel se livrent le musulman n'est pas un jeûne. C'est au mieux, d'un simple point de vue technique, une privation quotidienne d'eau et de nourriture pendant 12 à 15 heures, privation essentiellement placée sous le signe de l'impatience et de l'hypoglycémie agacée.
De la "pénitence" du jeûne véritable, du bénéfice escompté même d'une simple diète, il ne demeure en effet dans le Ramadan que l'attente crispée d'une libération à courte échéance, celle qui autorise, dès le soir venu, tous les débordements, tous les excès et, en fait de jeûne, la goinfrerie la plus absolue.
Dans beaucoup de pays musulmans, le mois de Ramadan est donc paradoxalement devenu synonyme de consommation à outrance : les gens y mangent beaucoup plus qu'à n'importe quelle autre époque de l'année, et la période est marquée par la fièvre consommatrice qui frappe les ménagères en prévision des repas particulièrement riches des nuits ramadanesques.

Ce paradoxe majeur d'un "jeûne" vécu sur l'alternance rapide entre privation et gloutonnerie se renforce d'une deuxième hypocrisie soigneusement entretenue : la stoïque restriction d'eau et de nourriture de la journée est pour une large part une orgueilleuse façade qui se lézarde au moindre examen.

Les singeries du ramadan actuel n'ayant donc rien à voir avec une quelconque spiritualité - fut elle de mauvaise aloi -, c'est sous un angle purement "culturel", celui d'une affirmation identitaire, qu'il faut envisager cette pratique.

# Posted on Friday, 28 August 2009 at 12:49 PM

« Que l'on n'oublie pas ce crime contre l'Humanité »

« Que l’on n’oublie pas ce crime contre l’Humanité »
Pendant que l'utilisation d'armes chimiques, à savoir le gaz moutarde, par l'armée espagnole contre les civils dans la région Rif n'est pas controversé, ses conséquences politiques, humaines et morales n'ont pas été discutées. Évidemment, l'Espagne d'aujourd'hui n'a pas besoin de cette mauvaise publicité. En plus, ce n'est politiquement correct ni, ni diplomatiquement prudent d'adresser ce sujet susceptible. Cependant, de tels événements historiques doivent être ouvertement discutés et les leçons doivent être apprises aussi longtemps que la discussion est civile et dans le contexte “correct”.

Selon plusieurs historiens, l'Espagne humiliée dans la bataille "d'ANWAL" aux mains du chef local Abdelkarim Al Khatabi et de ses guerriers, répondus dans milliers de chute de manière vengeurs de bombes de moutarde sur les civils non armés dans la région Rif au nord du Maroc. La campagne aérienne d'armes chimiques a duré quatre ans finissant environ en 1926 ou 1927. De certaines dates historiques et des endroits ne sont pas le dégagement et la finale depuis l'Espagne et l'Allemagne qui a fourni les armes chimiques interdits évités créer une piste en papier qui peut être utilisée un jour au fait de les incriminer dans ce crime épouvantable.

Pendant qu'il n'y a aucun comte du nombre de victimes de ce carnage, l'utilisation manquante de discernement de telles bombes mortelles contre douzaines de villages doit avoir créé des meurtres de masse. Les années 1920 l'armée espagnole mal munie et pauvrement formée n'ont pas digéré sa défaite spectaculaire contre la résistance des combattants Rifan dans Annuel; et devait recourir aux armes interdites de destruction de masse pour soumettre les combattants marocains courageux. L'utilisation de bombes de moutarde était un tournant dans la campagne coloniale de l'Espagne au Maroc. Après "le gazage" sa voie dans les Montagnes Rif, l'Espagne a solidifié sa prise sur le Maroc du Nord menant à une occupation qui a duré jusqu'à 1956 et au-delà dans d'autres parties du Maroc.


L'aspect historique de cet événement est très significatif comme les pays différents en incluant la France et l'Australie viennent aux prises avec leurs péchés coloniaux. L'Espagne devrait rejoindre le reste d'anciens pouvoirs coloniaux de l'Ouest dans le fait d'admettre son rôle dans ce massacre et le fait d'ouvrir qu'il archive pour répandre la lumière sur ce chapitre sombre de son histoire coloniale au Maroc.

Les actes horrifiques commis par l'armée espagnole des années 1900 ne sont pas de toute façon, forment ou forment une réflexion sur l'Espagne d'aujourd'hui. Cependant, les meurtres de nombre inconnu de civils utilisant des armes chimiques interdits ne devraient pas aller inaperçus dans l'histoire. Les victimes ont besoin d'être reconnues et les partis coupables devraient être jugés par l'histoire.

Même dur la discussion sur la "guerre de Rif” et les crimes de l'Espagne pendant sa quête impériale au Maroc a plusieurs angles si pointus que peu de politiciens osent s'attaquer, les politiciens espagnols contemporains et les activistes de droits de l'homme ont un historique et une obligation morale de faire face au rôle de l'Espagne comme une entité dans les massacres de civils non armés et les conséquences de l'utilisation d'armes chimiques.

La tentative 2005 d'une aile gauche catalane le parti politique pour ouvrir une discussion parlementaire dans Cortez sur les événements entourant l'utilisation d'armes chimiques par l'armée espagnole dans le Maroc du Nord était infructueuse. Sous le "gouvernement” de Fasciste de frontière d'Aznarito, une telle discussion et entrée de n'importe quelle action fausse était hors de question.

La politique de côté, les gens du Rif en particulier et les Marocains qui ont souffert conformément à la règle coloniale espagnole sont dus en général une explication officielle et une apologie d'État du gouvernement de l'Espagne. Les relations diplomatiques, économiques et politiques marocain-espagnol sont assez fortes pour résister à une telle révision historique traumatique. C'est une affaire de droits de l'homme et de décence commune pour donner de tels événements tragiques une apologie en retard aux victimes et la reconnaissance qu'ils méritent.

# Posted on Tuesday, 02 June 2009 at 8:17 PM

Edited on Tuesday, 02 June 2009 at 8:29 PM

Schizophrénie organisée, hypocrisie alcoolique

Schizophrénie organisée, hypocrisie alcoolique
"Il faut que le projet de circulaire instaurant l'alcootest au Maroc serve à contrôler la présence ou l'absence d'alcool dans le sang, plutôt que le niveau de présence d'alcool uniquement. Cela serait plus conforme à notre identité islamique".

Cette revendication démontre encore une fois (si besoin était) la redoutable cohérence de nos islamistes : la consommation d'alcool est interdite aux Marocains musulmans ; donc il faut appliquer la loi et réprimer les buveurs, quelle que soit la quantité d'alcool consommée...

Sauf que le dahir de 1967, qui fait autorité en la matière, n'interdit pas la consommation d'alcool, mais "l'ivresse publique" (assoukr al âlani). Si on est dans sa voiture sur une route, on est "en public", pas de doute. Mais quand doit-on être considéré comme "ivre" (sekran) ? Le dahir ne le dit pas. L'alcootest tranchera-t-il ? Hélas non.

Une circulaire ne peut en aucun cas abroger un dahir royal. Autrement dit, si un conducteur "testé" a moins d'alcool dans le sang que le seuil autorisé, il ne sera pas en infraction vis-à-vis de la circulaire du ministère des Transports, mais il sera quand même en infraction vis-à-vis du dahir de 67... si l'agent de police décide que c'est le cas, sa marge d'arbitraire en la matière restant totale. Pour sortir de ce cul de sac, il n'y a qu'un seul moyen : préciser. Pondre un texte quelconque ayant valeur légale, stipulant que boire de l'alcool n'est interdit que si le buveur devient – critères précis à l'appui, et l'alcootest en sera un – une menace pour autrui, qu'il soit au volant ou pas. Ce qui voudrait dire, en creux, que boire modérément en public deviendrait légal... y compris pour les musulmans.

C'est là qu'on change de dimension. De technique, la question devient politique. L'état est "musulman", c'est la Constitution qui le dit. à moins d'être juif (ce n'est le cas que de quelques milliers), un Marocain n'a donc pas le droit de boire de l'alcool, ni d'avoir des relations sexuelles hors mariage – ça a valeur de dogme. Un dogme violé plusieurs millions de fois par jour, évidemment. Mais cela ne dérange personne, tant l'hypocrisie, chez nous, tient lieu de système de gouvernance. Et tant pis si ce système ridiculise la loi. Comment respecter une loi, en effet si, à force d'hypocrisie, elle ne se respecte pas elle-même ?
Comme conclusion : le Maroc doit devenir un état laïc. Il l'est déjà dans les faits, et vu l'hypocrisie ambiante, cela fait de tous les Marocains (ou presque) des hors-la-loi. C'est une anomalie qu'il faudra bien corriger un jour ou l'autre – quitte à changer de cadre politique.

À part ça, vive la prévention routière et bon vent à l'alcootest ! à défaut de nous rendre moins hypocrites, il nous permettra de rester vivants. C'est déjà beaucoup.

# Posted on Sunday, 31 May 2009 at 9:38 AM

L'amour dure trois ans.

L'amour dure trois ans.
Au début, tout est beau, même vous. Vous n'en revenez pas d'être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n'est qu'une succession de matins ensoleillés, même l'après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l'amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n'est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par coeur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d'une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.



Frédéric Beigbeder

# Posted on Saturday, 14 February 2009 at 5:51 PM